08 juillet 2007
Imitation bois
Pour faire du faux bois en pâte Fimo je vous livre ma recette super rapide et facile.
Je l'ai fait ici dans les tons bleus pour changer des toutes les autres créations que j'ai déjà présenté et où j'avais fais du bois classique dans les tons beige et marron.
Il faut faire plusieurs tranches fines d'une couleur en dégradé sans omettre une bonne couche de blanc pur, les aligner correctement les unes sur les autres (je les ai présentées ici en éventeil juste pour une meilleure visibilité des nuances employées), les écraser un peu au rouleau, les enrouler sur elles-mêmes.
Ecraser à nouveau ce cylindre au rouleau, l'enrouler une seconde fois et l'aplatir légèrement entre les doigts pour en faire un ovale. Découper des tranches épaisses d'environ 2 à 3 mm, les disposer sur un plastique disposés commes des alvéoles de ruche comme montré sur la 4ème photo ci-dessus.
Etaler au rouleau, décoler si besoin est, légèrement avec la lame de cutter, couper des morceaux dans le sens des veines du bois et enrouler les perles, couper l'excédant. Mettre à reposer au réfrigérateur, percer, cuire et vernir.
Cane fleur violette
Pour faire cette cane fleur je fais en premier lieu un dégradé : en alignant deux boudins de pâte (couleur et blanc) l'un à côté de l'autre, je coupe ensuite les deux parties en diagonale en trois parts. Les couleurs mélangées ainsi obtenues forment un dégradé.
J'ai pris un tout petit peu de violet que j'ai mélangé à du blanc pour former le coeur des pétales de fleurs : le coeur d'une couleur en plus clair et en dégradé donne plus de luminosité à la couleur.
Un petit boudin très fin forme le centre, les couleurs étalées en feuilles sont enroulées autour de ce centre du plus clair au plus foncé vers l'extérieur.
couper à chaque fois l'excédant de pâte pour ne faire qu'un tour avec un même ton. Réduire la cane de manière à former un boudin d'environ 10 cm.
couper 5 tronçons de 2 cm de long et faire un petit boudin orange pour former le coeur de la fleur, pincer sur toute la longueur chaque tronçon pour faire la pointe des pétales de la fleur ; recouvrir de fimo blanche la première pétale entièrement, les 3 suivantes ne seront recouvertes qu'aux 3/4
coler les pélaes les uns aux autres en les disposant autour du centre, placer de petits boudins de pâte blanche entre le haut de chaque pétales puis enrouler le tout d'une couche de pâte blanche. Mettre au frais avant réduction.
Réduire la cane, trancher fin et appliquer à une perle, rouler entre les paumes pour bien intégrer le motif (plus les tranches coupées sont fines et moins le dessin ne se déforme), remettre au réfrigérateur avant de percer puis faire cuire et vernir.
Cane cervelle
Etaler plusieurs trances de différentes couleurs de pâte (contrastées) les replier comme pour faire des vagues avec (genre tranche napolitaine), réduire et couper en tranches et appliquer sur une perle.
Ce motif cervelle peut être fait avec 3 ou plus couleurs différentes et dans tous les tons imaginables.
Cane coeur
Cane coeur rose sur fond noir :
faire un boudin de rose, le pincer sur toute une longueur pour en faire une forme de triangle, l'entailler légèrement à l'oposé de la pointe du coeur avec un lame et écarter les bords
insérer un petit boudin fin de pâte noire dans le creu pratiqué, couper l'excédant et recouvrir le coeur rose d'une tranche de Fimo noire
couper des morceaux de pâte et les positionner autour du coeur pour s'approcher d'une forme de cylindre pour faciliter ensuite la réduction de la cane sans déformation du motif
Après un petit séjour au réfrigérateur (pour rafermir la pâte) réduire la cane en pressant de chaque côté le boudin de pâte du centre vers l'extérieur et par des petites pressions successives de part et d'autre du cylindre (ne pas rouler sur le plan de travail ce qui déformerait le motif en le faisant se tortiller à l'intérieur de la cane), couper la cane en deux pour avoir un aperçu du travail effectué et remettre au frais avant de couper en tranches très fines pour les appliquer ensuite sur une boule pâte
refroidir à nouveau et percer avant de disposer les perles sur une petite assiette et de faire cuire entre 110 et 130° C au four. Vernir en mat ou brillant selon le choix.
Mélange des couleurs
Dans la gamme Fimo, on trouve des pâtes "classiques" ou "Soft".
La différence est principalement dans la texture (comme sont nom l'indique) la "Soft" étant plus souple à travailler.
Par contre pour composer des motifs en cane, la pâte classique a une meilleure tenue, mais les deux qualités peuvent être mélangées sans problèmes.
J'ai constaté que les couleurs "calssiques" avaient un haut pouvoir colorant et qu'il fallait par exemple mélanger très peu de bleu ou de rouge avec du blanc pour obtenir du bleu clair ou du rose.
J'évite de faire des mélanges de couleurs dans les tons verts ou bleus à l'éclairage artificiel le soir, car j'ai parfois de mauvaises surprises le lendemain matin au grand jour.
Il me semble plus sûr de choisir les couleurs à employer à la lumière naturelle, donc.
Certaines nuances peuvent aussi ne pas faire bon ménage : les couleurs pâles sont tuées par les vives.
De toutes manières, seul votre goût sera le bon, n'écoutez donc que votre instinct et fabriquez des perles, vous trouverez toujours à les utiliser harmonieusement avec d'autres.
Et pour la forme des perles, leur aspect et leur régularité, pas de soucis si votre travail ne ressemble pas à quelque chose de qualibré sortant d'un moule, la perfection serait bien ennuyeuse et ne correspondrait pas à un travail unique et artisanal.
Taille et perçage des perles
Pour obtenir des perles de taille sensiblement égales, je fais un boudin de pâte et je trace de petites encoches avec ma lame de cutter pour délimiter la taille des perles.
Selon l'épaisseur du boudin ou la distance entre mes encoches, la taille de mes perles varira et ce la me permet de faire ensuite en les roulant, plusieurs perles de taille identique (à recouvrir ensuite avec un motif ou à garder tel quel si la couleur utilisée est la couleur unie voulue).
Pour obtenir juste deux perles de taille identique, je fais d'abord une sphère et je la coupe deux parties égales que je transformerais ensuite en deux sphères égales.
Quand les perles sont faites et ont la forme voulue, il faut avant de cuire la pâte, les percer.
Pour éviter les déformations dues à cette étape délicate, il vaut mieux faire séjourner les perles avant perçage au réfrigérateur au moins 20 minutes ; la pâte en se refroidissant devient moins souple et donc sera moins sujette aux déformations et autres traces d'empreintes digitales à la surface des perles.
Pour effectuer un trou à l'intérieur des perles, il vaut mieux percer d'abord avec une épingle d'un côté mais en ne dépassant pas la moitié de la perle. Faire la même chose du côté opposé et après seulement, effetuer les deux mêmes opérations avec la grosse aiguille. Ainsi la voie a déjà été tracée par l'épingle et la perle n'a pas été trop déformée puisque le perçage n'a pas été pratiqué de part en part mais sur une moitié de perle à chaque fois.
Différentes formes de perles
Pour faire des perles, il faut à partir de la pâte Fimo, démarrer d'une forme sphérique en roulant la pâte entre les deux paumes de la main.
Ensuite à partir de cette sphère, il est possible de réaliser des perles :
-rondes et plates en les écrasant entre deux plaques de verre ou de plexiglass
-tubulaires en faisant rouler la perles sous la plaque suppérieure
-carrées en écrasant la perles ronde successivment sur 6 faces
-en forme de toupies en effectuant un mouvement rotatif en biais sur la moitiée supérieure de la perle en tenant la plaque à deux mains et en prenant garde à ne pas écraser la pointe qui se forme
- en forme de lentilles en terminant une toupie de manière à écraser progressivement la pointe centrale
Matériel de base pour pâte Fimo
Il existe de nombreux sites Français ou étrangers vendant toutes sortes de matériels pour travailler la pâte (Fimo ou autres marques).
Cependant, pour débuter et faire déjà de nombreuses choses, il n'est pas nécéssaire de se ruiner et quelques petits trucs simples peuvent vous aider à démarrer sans trop de frais.
Ensuite, l'expérience venant, il vous sera possible de vous procurer du matériel suplémentaire pour explorer de nouveaux domaines. Mes les plus importantes découvertes à faire sont celles que l'on imagine soi-même, souvent avec des matériaux insolites.
Pour commencer donc il faut quelques pains de pâte Fimo, 3 ou 4 des vos coloris préférés (les couleurs étant miscibles entre elles, vous pouvez vous contenter des 3 couleurs primaires -bleu, rouge et jaune- et effectuer vos mélanges vous même), du blanc et du noir.
Il faut un plan de travail recouvert d'un set en plastique souple, une lame de cutter ou une lame de rasoir (vieux modèle) à plier en deux, plusieurs fois d'un côté et de l'autre jusqu'à obtenir deux petites lames (fines pour trancher précisément les canes et sans risque de se couper comme avec une lame entière).
Pour étaler la pâte en tranches, vous pouvez utiliser un pot de verre avec son couvercle (résistant, facile à nettoyer et permet de ranger des morceaux de pâte à l'intérieur pour les transporter ou les conserver à l'abris de la poussière). En fait c'est ma technique pour éviter la machine à pâtes qui me semble bien encombrante).
Une épingle et une aiguille un peu grosse sont nécéssaires pour percer les perles avant cuisson et un four traditionnel thermostat 110°C à 130°C.
Pour vernir vos créations il vous faudra évidement du vernis (Laque brillante ou mate EBERHARDFABER) et un support tel qu'un morceau de polystirène et des cure-dents pour fixer les perles et les laisser sécher.
Avec tout ça comme pour la majorité des choses, vous devez déjà en être équipés ou il s'agit de matériel de récupération, vous devriez vous en sortir pour un total de 13 € maximum (uniquement de pains de Fimo et le vernis, et encore, je compte large, car il y a des prix moins chers par pain de pâte).
18 juin 2007
poignets anti-nausées
Les bracelets anti-nausées agissent contre les nausées matinales et les nausées dues au mal des transports ou au mal de mer.
Ils agissent par acupression, par pression sur le point Nei-Kuan du poignet.
Au début j’ai longuement hésité à en acheter, et puis je me suis décidée enfin car l’un de mes enfants a le mal des transports depuis tout petit.
Il existe différents modèles, pour adultes qui peuvent être commandés par internet ou dans une pharmacie dans la marque « Sea band » par exemple.
Moi j’avais acheté ceux de mon petit dans le catalogue « éveil et jeux ».
Et là quel soulagement, fini le stress de savoir qu’il va surement être malade dès que l’on va démarrer.
En fait je me suis résolue à fabriquer des bracelets moi-même, parce qu’entre la taille bébé et la taille adulte, je n’ai pas trouvé de modèle intermédiaire, et comme mon trésor avait goûté aux bienfaits des transports sans nausées, nous n’étions pas prêts à abandonner la partie.
Alors je vous livre ci-après ma petite combine pour faire une bracelet anti-nausée sur mesure.
Les fournitures :
du ruban élastique souple, du velcro, une demi boule en pâte Fimo.
Pour faire la demi sphère en Fimo, préparer une boule de pâte d'environ 10 à 12 mm de diamètre, la couper en deux et appliquer une cane qui plaira à l'enfant (j'ai choisi ici une toile d'araignée)
percer ensuite chaque demi boule à deux reprises sur la partie plate au dessous de manière perpendiculaire, ce qui permettra de coudre la boule sur le bracelet élastique.
Couper le ruban élastique de la longueur suivante : tour de poignet + 4 cm pour le chevauchement du velcro qui fermera le bracelet.
Coudre une face du velcro sur l'extrémité du bracelet, coudre l'autre face sur l'envers de l'extrémité opposée.
Fixer la perle ou la demi sphère en Fimo en la cousant au milieu de ce qui sera l'intérieur du poignet anti-nausée.
Répéter ces opérations une deuxième fois pour faire le deuxième bracelet.
Ensuite pour positionner les bracelets il faut placer la boule entre les deux tendons à l’intérieur de chaque poignet, à 3 doigts (du patient et non de celui qui les mets en place) du poignet.
Pour mon enfant, je fais une petite marque au stylo le matin à l’emplacement où la boule doit être appliquée, comme ça il peut enlever et remettre ses poignets tout seul ou avec mon aide mais beaucoup plus rapidement car nous ne sommes pas obligés de reprendre ses marques à chaque fois.
Quand il enlève ses poignets en sortant de voiture (parfois il les garde parce qu’il les oublie et ce n’est pas grave) , il conserve une petite trace à l’endroit du poignets où la boule est restée appuyée ; elle disparaît ensuite.
Sans danger et entièrement naturel. Pas de médicaments et pas d'effet secondaires désagréables.
L’effet est instantané et se prolonge tant que les bracelets sont correctement placées.
Cela évite, en particulier pour les enfants, de devoir leur faire absorber des médicaments (même homéopathiques) qui finissent par coûter cher.
De plus l’enfant n’est pas forcément malade à chaque déplacement ni à chaque heure de la journée.
L’avantage de ces bracelets est qu’il peut (s’il parle évidemment) dès les premières sensations de nausées, mettre ses bracelets uniquement quand il en éprouve le besoin.
Pour les plus petits il faut évidemment être attentif aux symptômes du mal des transports pour lui poser les bracelets, mais comme il ne s’agit pas de médicament mais simplement d’une pression sur chaque poignet, il est possible de les appliquer de manière préventive.
Pour les enfants plus grands qui doivent faire une sortie en car dans le cadre scolaire, ces bracelets sont bien adaptés car il n’est pas nécessaire comme avec des médicaments de commencer le traitement la veille au soir et de continuer à en prendre dans la journée (peu pratique quand l’enfant est en sortie en groupe).
Il suffit qu’il ait ses bracelets, éventuellement une paire de rechange en cas de perte, et il est autonome pour rester frais et dispo. toute la journée.
Cela agit sur mon fils (sujet au mal des transports depuis tout petit) sur terre et en l’air (nous n’avons pas encore testé sur mer) sauf en ce qui concerne la voiture pour certains matins selon s’il est bien réveillé ou pas, si l’air extérieur sent la décharge public ou si nous devons emprunter de petites routes de montagnes qui serpentent pendant plus d’une demi-heure.
Il paraît que ça fonctionne aussi pour les personnes ayant des nausées suite à une chimiothérapie ou les femmes enceintes qui ont des nausées (je n’en ai jamais eu et n’ai donc pas eu la possibilité de tester sur moi).
24 mai 2007
Perles brodées à l'aiguille
Pour broder des perles tubulaires j'ai utilisé du coton perlé, du carton souple et une aiguille.
J'ai découpé un morceau de carton souple (les emballages de gâteaux ou de céréales conviennent bien) de 2 cm de large et 4 cm de long.
Ensuite j'ai assoupli le morceau de carton pour qu'il s'enroule facilement sur lui même


Puis j'ai piqué mon rouleau de carton en commençant par le côté droit de l'intérieur vers l'extérieur (le noeud du fil reste caché à l'intérieur du tube en carton et il faut coudre les deux épaisseurs de carton pour fixer le rouleau) et en travaillant de droite à gauche j'ai effectué des points d'épine (je crois que c'est le nom de ce point mais je n'en suis pas sure) en fait il suffit de piquer l'aiguillée dans le carton (une seule épaisseur) à espaces réguliers et de faire ressortir l'aiguille dans la boucle que fait le fil (photo du milieu ci-dessus). En arrivant à l'extrémité gauche du carton, j'ai piqué à nouveau comme au bord droit, les deux épaisseurs du carton pour finir de fixer le support carton de la future perle brodée.
L'étape suivante consite à broder toujours de gauche à droite (pour un travail + régulier) en faisant des points comme sur la 2ème et 4ème photo ci-dessus en les fixant sur la sorte de trame horizontale réalisée avant. Pour le 1er rang j'ai fait autant de points que nécessaire pour couvrir régulièrement la longueur du rouleau et j'ai dû piquer deux fois dans chaque boucle de trame. Le travail n'apparait pas très régulier au début mais pas d'inquétude, il le deviendra au bout de deux ou trois rangs quand il sera bien accroché au carton. A la fin d'un rang, arrivée à l'extrémité droite, je repasse le fil à l'intérieur du rouleau de carton pour le faire ressortir du côté gauche et recommencer un rang de broderie toujours de gauche à droite.
Pour raccorder deux longueurs de fil, faire un noeud de manière à ce qu'une fois le fil passé de droite à gauche à l'interieur du carton, le raccord se retrouve caché à l'intérieur du tube.
Tous les fils se retrouveront cachés à l'intérieur quand la perle sera finie.
Quand tout le rouleau est recouvert de broderie, fixer le dernier rang réalisé sur le 1er rang par de petits points glissés. Finir les côtés de la perle par des points identiques aux précédents en les effectuant sur chaque boucle affleurant le bord du cercle (photo 2) puis faire un deuxième rang pour fermer le côté en ne brodant que sur une maille sur deux du tour d'avant.
Passer le fil à l'intérieur et le faire ressortir sur l'autre extrémité à finir de la même manière.
A la fin du travail quand le fil est bien noué sur le dernier point, le faire traverser à nouveau la perle et couper la longueur qui dépasse.
Voici ma perle finie, il ne me reste plus qu'à en broder toute une série pour m'en faire un collier.



































































